La Lune Seule le sait - Johan Heliot
Note 10/10
"La Lune Seule le sait" est publié pour la première fois en 2000 chez Mnémos avec une couverture très belle, puis en 2003 chez FolioSF. Il reçoit en 2001 le prix Rosny Aîmé du meilleur roman de science-fiction.
Un très gros coup de cœur pour ce premier opus de cette Trilogie de La Lune !!!
De retour des Caraïbes, Jules (Verne) se voit confier une mission : Aller sur la Lune chercher Louise Michel, le grand amour épistolaire de Babiroussa...
En effet, depuis que les Ishkiss, les extra humains, ont fait leur apparition, le voyage sur ce petit satellite est possible. Le décollage de passagers pour la Lune se fait à bord d'un Léviathan au départ du Trocadéro trois fois par semaine. Ce Léviathan, mi machine mi animal est une technologie Ishkiss. On va découvrir que les humains ont aussi mis leur technologie à contribution, ils travaillent avec les extra humains sur terre comme sur la Lune.
C'est en arrivant à Paris en dirigeable, que Jules découvre le modernisme de la ville et il se dit qu'il n'est plus l'auteur de fiction d'anticipation scientifique, que la réalité, même aidée par les Ishkiss, a bien évoluée sans lui.
Johan Heliot a mis en avant une aire nouvelle avec des machines qui volent de la Terre à la Lune, des moyens de communications extraordinaire. Et il a sut mettre en avant le coté humain face à l'arrivée des extra humains avec tout ce qui peu en découler, comme la trahison, l'esclavage, le pouvoir, le tout, sous forme d'une grande enquête à la Jules Verne menée par lui même sur la Lune...
Une histoire de France revisitée qui m'a apporté une très grande joie, moi qui voulait absolument lire ce livre, c 'est fait, surtout qu'il m'a été offert l'année passée pour mon anniversaire.
Juste une question qui me poursuit depuis que j'ai ouvert cette merveilleuse trilogie, pourquoi ne pas avoir inclus des illustrations un peu comme « Léviathan » et « Béhémoth » de Scott Westerfeld, les illustrations donnent un certain cachet à l'ouvrage qui stimule encore plus l'imagination...
Je dois reconnaître que l'auteur à fait preuve de beaucoup de recherches, Johan Heliot est professeur de français et d'histoire-géographie dans la Haute-Saône. Pour un premier roman, c'est une réussite absolue, une véritable uchronie avec des référents historiques bien travaillées, des personnages connus comme Jules Vernes et Louise Michel pour ce premier opus, inclus dans un monde tout à fait décalé.
C'est bien récit, c'est beau, c'est grand, c'est fort et c'est Français et il faut le dire !!! Enfin un auteur de science-fiction bien de chez nous !!! Je me suis régalée et je fonce lire la suite avec « La lune n'est pas pour nous » que je vais commencer tout de suite...
4ème de couv : Printemps 1889. Un vaisseau hybride de chair et de métal fait irruption dans le ciel de Paris, stupéfiant la foule venue célébrer la clôture de l'Exposition universelle. L'humanité entre en contact avec les extraterrestres Ishkiss et découvre une technologie qui surpasse ses rêves les plus fous.
Dix ans plus tard, l'Europe s'est transformée grâce à l'alliance rendue possible entre la vie et le métal. Pourtant, la révolte gronde, menée par les artistes et les écrivains exilés en Amérique. La science fabuleuse apportée par les créatures d'outre-espace est devenue un instrument d'oppression entre les mains de l'Empereur français. Les droits des peuples sont bafoués, les opposants déportés grâce à la nef ishkiss vers le nouveau bagne que Louis Napoléon vient d'inaugurer dans les entrailles de la Lune.
Quels sont les véritables desseins des alliés du maître de l'Empire ? La réponse offre la clé de l'éternité. Un seul homme sur Terre est peut-être capable de l'entrevoir : celui dont les rêves à présent dépassés ont à longueur de pages fasciné ses semblables...
